Demander de l’aide, c’est aussi apprendre à faire seul
Mamulia
Dans une famille, toutes les activités ne peuvent pas être réalisées immédiatement et entièrement en autonomie.
Un enfant peut participer à la préparation d’un repas sans encore être capable de cuisiner seul l’ensemble du menu. Il peut savoir ranger ses affaires, mais avoir besoin d’un parent pour organiser les étapes d’un exposé, utiliser un appareil ou découvrir une nouvelle activité.
Ce besoin d’aide ne concerne pas uniquement les enfants. Chez les adultes aussi, certaines tâches demandent deux personnes, une compétence particulière ou simplement un soutien ponctuel.
Recevoir de l’aide ne signifie donc pas être incapable. L’autonomie se construit progressivement :
- nous faisons d’abord ensemble ;
- l’un réalise l’activité pendant que l’autre apporte une aide précise ;
- puis la personne peut essayer seule, tout en sachant qu’elle peut encore demander du soutien.
L’essentiel est que l’aide ne remplace pas systématiquement celui qui apprend. Si l’adulte reprend immédiatement toute la tâche, l’enfant participe peu. Mais s’il reste disponible, explique un geste ou intervient uniquement au moment nécessaire, il lui permet d’avancer.
Dans TaskBee, une personne peut ainsi indiquer qu’elle a besoin d’aide et choisir, ou solliciter, quelqu’un de la famille. L’objectif n’est pas de contrôler qui sait faire quoi, ni d’attribuer des points à l’aidant. Il est de rendre la coopération possible et visible.
Une tâche familiale peut alors devenir bien plus qu’une simple affaire à terminer. Elle devient un petit parcours partagé, dans lequel l’enfant apprend avec la présence bienveillante de l’adulte, développe progressivement ses compétences et avance vers davantage d’autonomie.