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Participer ne veut pas toujours dire faire seul

Mamulia

Participer ne veut pas toujours dire faire seul

Nous associons parfois la participation à l’autonomie complète : l’enfant participerait vraiment seulement lorsqu’il réalise toute l’activité sans l’intervention d’un adulte.

Pourtant, dans la vie quotidienne, la participation prend des formes beaucoup plus variées.

Un enfant participe lorsqu’il choisit les légumes du repas, apporte les ingrédients, mélange la préparation ou met les assiettes sur la table. Il participe aussi lorsqu’il observe attentivement un adulte utiliser un appareil, pose des questions ou demande l’aide nécessaire pour poursuivre.

Il n’a pas besoin de préparer seul tout le repas pour y avoir réellement contribué.

L’autonomie se construit dans la relation

Apprendre à faire seul commence souvent par faire avec quelqu’un. L’enfant observe, imite, essaie une étape, se trompe, recommence et sollicite de l’aide. Au fil du temps, la part prise par l’adulte peut diminuer.

Une même activité peut ainsi évoluer :

aujourd’hui, l’enfant regarde et choisit ;

demain, il réalise une étape avec le parent ;

plus tard, il accomplit plusieurs étapes avec une aide ponctuelle ;

lorsqu’il est prêt, il peut réaliser l’ensemble seul.

Cette progression n’est pas toujours linéaire. Un enfant qui sait habituellement faire seul peut avoir besoin d’aide lorsqu’il est fatigué, que la situation change ou qu’une difficulté nouvelle apparaît.

Demander de l’aide ne signifie donc pas échouer. C’est aussi savoir reconnaître ce dont on a besoin pour continuer.

Les trois possibilités proposées dans TaskBee

Pour rendre cette progression visible sans noter ni comparer les enfants, TaskBee distingue deux manières de réaliser une activité :

Seul

L’enfant connaît suffisamment l’activité pour la réaliser de manière autonome. Il garde néanmoins le droit de demander de l’aide si la situation le nécessite.

Avec une aide

L’enfant réalise la plus grande partie de l’activité, mais il peut utiliser une notice, poser une question ou solliciter une intervention ponctuelle.

Ces états ne servent pas à classer l’enfant selon un « niveau d’autonomie » général. Ils décrivent uniquement la manière dont une activité sera réalisée cette fois-ci.

Participer, ce n’est donc pas être laissé seul face à une tâche. C’est pouvoir prendre une place réelle, adaptée à ses capacités du moment, tout en sachant qu’un adulte reste disponible.

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